CEUX QUI DANSENT...

Mouvement que la fascination n'arrête pas,

transe exquise de ne pouvoir arrêter mon regard

sans que tu me voies vraiment,

je savoure ton jeu et ses prétendants...

Je pose sans relâche mon désir sur les mèches de ton cou,

vers les lignes de fuite de tes lèvres

et les horizons de tes yeux.

Les discussions sont sans relâche

entre courage et témérités éperdues,

mais les promesses sont belles,

les robes tendues

et les courbes pleines...

Les lunes, rondes ou de serpes,

tranchent corps et cœurs

dans les ivresses des espoirs parfois sereins.

Mais le mouvement des marées balance vains

ceux qui dansent pour occuper le temps.



THOSE WHO DANCE...

A movement that fascination does not arrest,

the exquisite trance of being unable to stop my gaze

without you truly seeing me,

I savour your game and its suitors...

I ceaselessly lay my desire upon the strands of your neck,

towards the vanishing lines of your lips

and the horizons of your eyes.

The discussions are relentless

between courage and desperate boldness,

but the promises are beautiful,

the dresses taut

and the curves full...

The moons, round or crescent,

cleave bodies and hearts

in the intoxications of sometimes serene hopes.

But the tide's movement carries away in vain

those who dance merely to fill the time.