JE T’AIME
Non pour ce que tu m’apportes,
mais pour ce que j’abandonne en t’aimant.
Les écueils, lâches comme le vide,
Ne sont pas en toi,
Mais dans mes pactes immatures,
Face aux reflets des mirages de l’attachement…
L’amour n’est pas sujet !
Inlassablement à son service,
nus,
le flanc à terre,
et le regard au ciel
entre dons et sacrifice,
Nous sommes toujours face à nous même !
Pas question de fusion,
mais de clarté !
Une conscience habitée,
qui nous rend vrais.
Loin des mensonges boiteux ;
l’amour juste nous appelle à D.ieu.
Alors, seulement,
se révèle, dans la clarté d’une absence,
l’unique alter ego
d’une âme sœur :
qui ne fuit pas,
ne pâlis pas,
mais regarde,
et chante encore,
quand les ruines de Babel s’effondrent.
I LOVE YOU
Not for what you bring me,
but for what I forsake in loving you.
The reefs, cowardly as the void,
are not in you,
but in my immature pacts,
facing the reflections of attachment’s mirage...
Love is not a subject!
Tirelessly in its service,
naked,
flank to the ground,
and gaze to the sky,
between gifts and sacrifice,
we are always facing ourselves!
Not a question of fusion,
but of clarity bright,
a consciousness alight,
that renders us true.
Far from limping lies that plod,
just love calls us up to G.od.
Then, only then, reveals itself
in the clarity of an absence,
the unique alter ego
of a soul-sister:
one who does not flee,
nor fade,
but watches still,
and sings, undismayed,
when Babel’s ruins are unmade.

